Une de mes amies, très chère il y a longtemps, mais perdue de vue, a une fille qui, pour la deuxième fois, vient de rater son bac.
Il y a 5 ou 6 ans, après nous être déjà considérablement perdue de vue, mais alors que nous nous revoyions une à deux fois par an, j'avais déjà eu l'occasion de parler avec elle, de ce sujet, pas du bac évidemment, la petite fille était trop jeune, mais des études. Mon amie incriminait son mari, qui, selon elle, aurait du aider sa fille, car lui-même avait fait des études, et il ne le faisait pas. J'étais d'accord avec elle, mais je lui avais dit que malgré tout elle devait pousser sa fille. En fait, j'étais mal à l'aise car elle semblait non seulement tout rejeter sur son mari, mais faire preuve d'une sorte de fatalisme joyeux : c'est à lui de faire quelque chose, moi, dans ce domaine, je ne peux rien faire. S'il ne fait rien, il verra ce que c'est qu'avoir un enfant qui rate ses études.
Quand elle en parlait, elle semblait plus en colère contre son mari que désireuse d'aider sa fille ; elle me disait de cette dernière qu'elle était comme elle : elle n'aimait pas les études, et voilà tout.
Bien que je ne sois pas moi même obsédé par les études, il faut bien avouer que trovuer à s'em ployer sans une formation est très difficile. J'avais donc évoqué (de façon théorique) la possibilité de lui faire faire des études pratiques, et pas générales. Mon amie s'en foutait : tout ça, je n'y connais rien, c'est à son père de voir. Moi, je travaille, je tiens la maison, je fais les repas, je lui dis de bosser, je ne peux pas plus.
Du coup, je me suis éloignée d'elle - elle m'aurait juste dit qu'elle n'avait pas le temps, OK, mais c'était ce désir, dans ses paroles, de toujours ramener au père, LE responsable. Ça me gênait. Ou bien elle laissait faire sa fille, ou bien elle s'en chargeait, tout en ralant après le père. Mais là, il y avait un côté : il va voir ce qu'il va voir, je ne ferais RIEN car c'est à LUI de le faire et elle va se planter.
Et la jeune fille a raté son bac deux fois.
Ça me met mal à l'aise d'y penser.
samedi 3 juillet 2010
mardi 29 juin 2010
Eté
L'été est là, quoiqu'avec hésitation car malgré la chaleur il pleut parfois.
Les enfants jouent dehors, on entend leurs cris et leurs rires.
Ça devrait durer toujours...
Les enfants jouent dehors, on entend leurs cris et leurs rires.
Ça devrait durer toujours...
dimanche 27 juin 2010
Bientôt je vais dire au revoir (et non pas adieu) à un lieu qui m'est, plus ou moins, cher. Il s'agit d'un studio, acheté il y a bien longtemps par ma génitrice, dans des circonstances qui m'ont longtemps empêchées de tout à fait l'apprécier. Cela fait seulement deux ans environ ( ou trois) que je peux my rendre sans avoir le coeur serré par une tristesse mystérieuse. Cet endroit réveille les souvenirs de la "famille". Son charme est masqué par des ombres tristes.
Mais je dois le louer pour cause de manque d'argent, et c'est bien : je vais m'en détacher. Si je le loue longtemps, le revoir sera peut-être plus agráble.
Mais je dois le louer pour cause de manque d'argent, et c'est bien : je vais m'en détacher. Si je le loue longtemps, le revoir sera peut-être plus agráble.
mercredi 9 juin 2010
Le silence est le sanctuaire de la prudence.
L’admiration que l’on a pour la nouveauté est ce qui fait estimer les succès. Il n’y a point d’utilité, ni de plaisir, à jouer à jeu découvert.
Cela fait croire qu’il y a du mystère en tout, et le secret excite la vénération. Dans la manière de s’expliquer, on doit éviter de parler trop clairement ; et, dans la conversation, il ne faut pas toujours parler à cœur ouvert.
Le silence est le sanctuaire de la prudence. Une résolution déclarée ne fut jamais estimée. Celui qui se déclare s’expose à la censure, et, s’il ne réussit pas, il est doublement malheureux. Il faut donc imiter le procédé de Dieu, qui tient tous les hommes en suspens.
Cela fait croire qu’il y a du mystère en tout, et le secret excite la vénération. Dans la manière de s’expliquer, on doit éviter de parler trop clairement ; et, dans la conversation, il ne faut pas toujours parler à cœur ouvert.
Le silence est le sanctuaire de la prudence. Une résolution déclarée ne fut jamais estimée. Celui qui se déclare s’expose à la censure, et, s’il ne réussit pas, il est doublement malheureux. Il faut donc imiter le procédé de Dieu, qui tient tous les hommes en suspens.
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